À propos des Olympiades québécoises

Les 15es Olympiades québécoises des métiers et des technologies se tiendront du 2 au 5 mai 2018 à Place Bonaventure à Montréal. Ces compétitions réuniront près de 300 jeunes finalistes sélectionnés lors des éliminatoires régionales, sans oublier des centaines d’enseignants spécialistes et autant de juges issus de l’industrie.

 

Durant l’événement, ces finalistes devront faire montre de leurs compétences professionnelles devant plus de 12 000 visiteurs dans des disciplines comme le soudage, la mécanique automobile, la plomberie, la cuisine et la mécatronique, pour n’en nommer que quelques-unes.

 

 

 

Liste des métiers en compétition :

 

Aménagement paysager Mécanique de véhicules légers
Assistance, Soins infirmiers Mécanique de véhicules lourds
Briquetage Mécanique industrielle
Carrosserie Mécatronique
Charpenterie-menuiserie Pâtisserie
Coiffure Peinture automobile
Conception de sites Web Peinture en bâtiment
Conception et dessin assistés par ordinateur Plâtrage
Comptabilité Plomberie
Cuisine Pose de revêtements de toiture
Dessin de bâtiment Réfrigération
Ébénisterie Secrétariat
Électricité Service de la restauration
Électromécanique Soudage
Électronique industrielle Soutien informatique
Esthétique Technique de génie mécanique
Infographie Techniques d’usinage
Informatique – Gestion de réseaux Technologie de la mode
Mécanique automobile Vente-conseil

 

 

Programme d’activités :

 

 

 

 

 

Les Olympiades en chiffres :

 

 

Plan du site 2016 :

 

 

Programme officiel 2016 :

 

 

 

Historique des Olympiades québécoises

 

Inspirées des Jeux olympiques sportifs, les Olympiades des métiers et des technologies permettent aux jeunes Québécoises et Québécois inscrits dans un programme de formation professionnelle ou technique de relever le défi de la compétence et de devenir les meilleurs dans leur discipline.

 

L’idée d’une telle manifestation fut rapportée d’Europe en 1991 par un chargé de mission mandaté par le ministère de l’Éducation. En effet, les compétitions de métiers ont débuté en Espagne en 1950 sous la tutelle d’une organisation internationale, WorldSkills. Au Québec, Compétences Québec a été instituée en 1992 et dès lors, les premières Olympiades ont lieu sur le site d’ExpoCité, dans la Vieille-Capitale. En 1993, c’est Saint-Hyacinthe qui accueille l’événement, puis Hull en 1994. Par la suite, les représentants des différentes régions du Québec décidèrent de tenir les Olympiades à tous les deux ans. En 1996 et en 1998, c’est au tour de Montréal d’accueillir la finale provinciale. Depuis, cet événement a lieu dans la Capitale-Nationale au Centre de foires de Québec.

 

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Le parcours des Olympiades commence dans les centres de formation et les collèges participants. Les meilleurs de chaque établissement se retrouvent ensuite aux compétitions régionales. Les lauréates et les lauréats de chaque région peuvent accéder aux Olympiades québécoises qui réunissent plus de 250 finalistes dans plus de trente disciplines en compétition. Par la suite, les candidates et les candidats qui répondent aux critères de sélection peuvent être invités à représenter le Québec aux Olympiades canadiennes, puis participer au Mondial des métiers.

Depuis la première édition de l’événement, des milliers de jeunes et d’adultes ont participé aux Olympiades lors de compétitions locales, régionales et provinciales. Plus de 150 centres de formation professionnelle et collèges ont contribué au succès des récentes éditions de cet événement qui rassemble chaque fois plus de 200 juges de l’industrie.

Plus que de simples compétitions, les Olympiades témoignent du talent, de la compétence et du savoir-faire acquis par les jeunes au cours de leur apprentissage.

Les Olympiades permettent de valoriser et de promouvoir la formation professionnelle et technique auprès de la population en général et des jeunes en particulier.

 


Mieux comprendre le mouvement des Olympiades au Québec et dans le monde

 

Les grands pays industrialisés ont adopté la formule des compétitions de métiers afin de valoriser et de promouvoir leurs programmes de formation.

 

Dès 1950, l’Espagne met sur pied les premières compétitions en formation professionnelle afin de valoriser et de promouvoir les métiers qui sont, en ces temps d’après-guerre, boudés par les jeunes. Rapidement, d’autres pays européens adoptent ces jeux olympiques des métiers et s’associent pour fonder l’organisme européen qui, dix ans plus tard, sera connu sous le nom de WorldSkills International.

 

Du côté américain, on note la formation de clubs de jeunes dont l’objectif est de mettre à l’avant-plan leurs capacités de leadership, mais aussi de permettre aux nouveaux diplômés de concourir dans leur domaine de compétence.

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Malgré les différences notables entre les deux formules, les objectifs de ces concours sont semblables, c’est-à-dire promouvoir les métiers spécialisés et montrer au public que les jeunes acquièrent des compétences hors du commun en apprenant un métier.

Ce n’est qu’en 1991 que le Québec découvre tout ce que recèlent ces concours de métiers. Répondant à une invitation d’un membre des Compagnons du Devoir du Tour de France, organisme français ayant pignon sur rue à Montréal, un émissaire du ministère de l’Éducation se rend à Amsterdam pour assister au Mondial des métiers. Séduit par la formule, le Québec s’inspire du modèle de WorldSkills et met rapidement sur pied un projet d’Olympiades. Pour l’occasion, la société sans but lucratif appelée Compétences Québec est instituée et mandatée pour organiser les Olympiades québécoises de la formation professionnelle et technique.

Dès 1992, une première édition des Olympiades a lieu. Ce nouvel événement est acclamé par le réseau de la formation professionnelle. Au sortir des premières compétitions, un contingent de lauréates et de lauréats s’envole pour les États-Unis afin de se mesurer à la relève de différents États. Les jeunes Québécois reviennent du championnat américain avec plusieurs médailles, ce qui donne à penser que l’on sera sans doute en mesure de rivaliser avec les meilleurs espoirs sur la scène internationale.

L’Ontario, qui s’intéresse à la formule américaine depuis 1989, s’allie au Québec, à l’Alberta et à la Colombie-Britannique pour instituer un organisme canadien chargé de coordonner un concours national. Le projet se concrétise et dès 1994, les premières Olympiades canadiennes de la formation professionnelle et technique ont lieu à Hamilton.

 

Le Québec, chef de file des concours de métiers spécialisés

Vingt-quatre ans plus tard, les Olympiades de la formation professionnelle et technique sont bien ancrées dans la tradition tant québécoise que canadienne. Les centres de formation professionnelle et les cégeps en ont fait leur fête de la compétence.

Chacune des régions du Québec s’est dotée d’un comité de coordination permettant de tenir des compétitions locales et régionales en vue de présenter une équipe à la finale québécoise. Ainsi, les meilleurs jeunes plombiers, mécaniciens, cuisiniers et informaticiens ont une occasion unique de démontrer qu’ils sont les meilleurs dans leur métier respectif.

Les Olympiades québécoises se déroulent à tous les deux ans. Elles accueillent près de 250 finalistes – les meilleurs au Québec – dans une trentaine de disciplines. Des visites scolaires qui privilégient une formule interactive ont été organisées au fil du temps. Les jeunes peuvent ainsi mettre la main à la pâte, expérimenter certaines activités de métiers particuliers. En 2014, plus de 12 000 jeunes ont participé aux diverses activités offertes par les Olympiades en plus d’admirer les prouesses des nouveaux diplômés dont l’aventure peut se poursuivre bien au-delà de la finale québécoise.

Depuis 1994, le Québec participe aux Olympiades canadiennes, un concours qui s’adresse aux 10 provinces et aux 3 territoires du pays. Plus de 500 jeunes dans plus d’une quarantaine de disciplines professionnelles tentent de gravir les marches du podium. Cette compétition, très relevée, exige que chacun témoigne de l’excellence de son savoir-faire.

Au cours de ses quatorze participations à cet événement, le Québec s’est chaque fois classé bon premier dans les disciplines où il a présenté des candidats. De fait, les jeunes démontrent depuis vingt ans que le système de formation professionnelle et technique du Québec est performant, apte à produire des travailleurs très compétents.

 

 

Sur la scène mondiale, le Canada participe à chacune des éditions organisées par WorldSkills international depuis 1993. Ce concours englobe 50 disciplines professionnelles et rassemble maintenant plus de 1 000 jeunes en provenance de 75 pays. L’équipe canadienne est composée d’une majorité de Québécoises et de Québécois et ce, depuis le début de sa participation.

Le Canada a connu une évolution stupéfiante dans le classement effectué par l’organisation mondiale et le Québec y a contribué pour beaucoup. En effet, le pays se situait au début du dernier tiers des pays participants en 1997 alors qu’il figure maintenant parmi les dix meilleures nations; au cumul des points, il devance des pays comme l’Allemagne, l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Lors des compétitions mondiales à Calgary en 2007, le Canada a remporté huit médailles dont quatre ont été décernées à des Québécois. Nos candidats du Québec ont décroché l’or en Ébénisterie, en Infographie et en Service de la restauration ainsi que le bronze en Imprimerie. Cet exploit faisait écho à une performance similaire de nos représentants, deux ans auparavant, lors de la tenue du Mondial des métiers au Japon.

Moins de vingt ans après avoir adopté la formule des Olympiades, le Québec voyait sortir de ses rangs les meilleurs jeunes diplômés du monde!

Grâce aux Olympiades, le réseau de la formation professionnelle et technique du Québec a rejoint les plus performants du monde. Ce succès est attribuable à la qualité de la formation, bien entendu, mais nous devons également saluer la compétence et la passion du personnel enseignant qui prépare cette élite, sans oublier le rôle central des centres de formation professionnelle et des départements techniques des cégeps qui leur apportent un soutien digne de mention.

Tous ces jeunes médaillés, championnes et champions régionaux et internationaux servent de modèles à l’ensemble de la jeunesse québécoise.

 

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