Kassandra Bilodeau

Kassandra Bilodeau

Après son retour du Mondial des Métiers de São Paulo au Brésil en 2015 où elle a été la seule candidate Canadienne (et première Québécoise!) à l’épreuve de peinture automobile, la Beauceronne Kassandra Bilodeau a travaillé au Nouveau-Brunswick puis est allée découvrir l’Europe : « Les Olympiades ont changé ma perception de la vie. J’ai eu envie de connaître le monde, d’apprendre l’anglais, de voir comment cela fonctionnait ailleurs, et de visiter d’autres garages aussi. Mes perspectives ont évolué ».

Diplômée en 2013 du CIMIC (Centre Intégré de Mécanique Industrielle de la Chaudière) à Saint-Georges, la jeune femme a reçu la passion pour les voitures en héritage. Toute jeune, elle s’est initiée à la mécanique en remettant à neuf une Chevrolet Monte Carlo 1986 avec son père mécanicien. Ils ont travaillé sous le capot légendaire pendant neuf ans, avec un petit budget, en reprenant patiemment les pièces de deux autres Monte Carlo hors d’usage. À l’adolescence, Kassandra a commencé à faire du bénévolat au garage où travaillait son père. En constatant qu’elle avait davantage d’intérêt pour la mécanique que l’électronique, elle s’est orientée vers la peinture automobile. Comme à peu près tous les métiers de l’automobile, c’est un domaine presque exclusivement masculin, où les femmes ne sont pas toujours prises au sérieux : « Il y a bien sûr des embûches à emprunter une voie non traditionnelle, mais lorsque tu es convaincu de ton choix, c’est plus facile de convaincre les autres. Et chez moi, les voitures, c’est une passion de famille ».

Des compétitions brésiliennes, Kassandra garde des souvenirs vivaces : « C’était fou, complexe et un peu irréel! Nous n’étions plus dans la cour des petits. Il y avait un interprète juste pour moi, l’armée qui nous suivait partout pour assurer notre sécurité, d’autres compétiteurs qui essayaient de me déstabiliser, un degré de qualité exigée au millimètre près! ». Même si elle s’attendait à un meilleur résultat, Kassandra se classe au 10e rang. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir négligé son entraînement. Sous la supervision de Claude Labonté, son coach et enseignant au CIMIC, la jeune fille n’a pas ménagé ses efforts, passant des dizaines d’heures par semaine à faire, refaire et peaufiner son ouvrage. « Après les compétitions canadiennes, au moment de s’engager pour le Mondial, on s’est dit « Si on embarque, c’est pour de vrai. Ç’a été tout un défi. Je ne regrette rien. J’ai adoré mon expérience au Brésil ».

Partenaires et commanditaires

comQuebec comCanada comCnesst comHydroQc comCCQ comSkills