Martial Verreault

Martial Verreault

Plus de 20 ans après avoir vécu les Olympiades de 1993, Martial Verreault en parle avec émotion. Le nouveau directeur au CFP Jonquière a un souvenir encore vif des compétitions qui ont gonflé son estime de soi, lui ont permis d’affronter sa timidité et lui ont ouvert les portes du métier d’enseignant.

Alors âgé de 26 ans, le jeune homme gagnait sa vie comme réparateur d’appareils électroniques à Chicoutimi chez Claude Girard Télévision. Les magnétoscopes n’avaient pas de secret pour lui. Invité à participer par le Centre de formation professionnelle Jonquière, il décline d’abord, mais un compétiteur l’incite et le convainc de se prêter à l’exercice. Il remporte les compétitions régionales tenues à Jonquière et se rend à Sainte-Hyacinthe pour les Olympiades québécoises. « Je n’étais pratiquement jamais sorti de ma région. J’ai été impressionné par l’ampleur de l’organisation », se remémore monsieur Verreault. Comme pour les premières Olympiades, l’épreuve consistait à réparer un téléviseur dans un isoloir qui empêchait de voir les autres concurrents. « Ce n’était pas ma spécialité, et après une heure de tête-à-tête avec cette télé, je n’avais toujours aucune idée de son problème. J’étais convaincu que les autres avaient terminé l’épreuve et j’ai pensé un moment abandonner, mais ma fierté saguenéenne a repris le dessus, je me suis dit : je ne vais pas gagner, mais ce n’est pas dit que je vais partir d’ici sans avoir réparé cette télévision ». Le stress diminue, Martial Verreault se relève les manches et résout enfin le problème. Il sort de l’isoloir et s’aperçoit à sa grande surprise que les autres candidats peinent encore sur leurs téléviseurs respectifs. « Lorsque je suis monté sur le podium, médaillé d’or, l’un des candidats m’a soufflé : « comment t’as fait? »Je suis le seul à avoir eu raison de ce téléviseur ».

Les années ont passé et l’obsolescence programmée par les géants de  l’électronique a presque fait disparaître ce métier: de la vingtaine de centres de formation (CFP) qui donnaient le cours en réparation d’appareils électroniques, il n’en reste que trois. La passion pour l’électronique de Martial Verreault a évolué vers l’informatique et la domotique. « Déjà à 14 ans, je démontais les appareils, je classais les pièces, je voulais devenir réparateur. C’était une réelle passion, encore plus qu’un métier. C’est la force de cette passion qui m’a permis de remporter,» conclut le directeur du centre de formation professionnelle Jonquière.

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