Mathieu Grenier

Mathieu Grenier

Du plus loin qu’il se souvienne, Mathieu Grenier a toujours aimé réparer et modifier des vélos : « Mes intérêts m’orientaient vers un métier manuel. Au secondaire, j’ai fait un test d’orientation qui me suggérait d’aller en techniques d’usinage. J’ai visité le Centre de formation professionnelle de Neufchâtel. L’atelier, les outils, tout cela « m’appelaient ». Après une médiocre session au cégep, Mathieu Grenier bifurque; il fait un DEP en Usinage (le terme de l’époque) puis une ASP en commandes numériques. Un choix de formation qu’il n’a jamais regretté par rapport à des collègues qui ont fréquenté le cégep ou l’université : « Arriver tôt dans la vie sur le marché du travail permet d’acquérir de l’expérience rapidement. C’est payant!».

En 1999, son aventure avec les Olympiades aurait pu se terminer rapidement. Alors qu’il est en deuxième année de formation, il participe aux compétitions et termine deuxième. Mais le premier est trop âgé pour se qualifier pour la suite, si bien qu’il obtient un ticket direct pour les compétitions canadiennes qui se déroulent alors à Kitchener, en Ontario. Il en ressort avec la médaille d’argent, surmontant la difficulté de l’anglais et la programmation complexe d’une des épreuves. Bon joueur, Mathieu Grenier se rend ensuite au Mondial, à Montréal, comme spectateur.

Suite à son expérience avec les Olympiades, un des juges du Québec lui offre un nouvel emploi, mais Mathieu Grenier préfère rester dans l’entreprise pour laquelle il travaille, où voyant ses qualités de débrouillardise et ses compétences professionnelles, on le promeut à l’équipe de développement : « Mon bilan des olympiades est extrêmement positif! Les compétitions complètent notre apprentissage et constituent une expérience formatrice. On arrive ensuite sur le marché du travail mieux préparé. Cela constitue un ajout pertinent au CV que d’avoir figuré parmi les meilleurs. Ça peut faire la différence! »

Après une quinzaine d’années à travailler au développement, Mathieu Grenier est toujours chez Festo Didactic. Il a évolué au support à la production dans l’usine, à la fabrication d’équipements didactiques – les moteurs sur lesquels les jeunes apprennent le métier dans les CFP, ou les équipements de robotique dans les écoles, par exemple, proviennent souvent de cette entreprise-, alors qu’il fait désormais partie de l’équipe d’amélioration continue : « Il s’agit de la philosophie « lean » dans une usine. Nous analysons des processus de fabrication et voyons où certains éléments peuvent être améliorés ». Évidemment, comme bien d’autres secteurs, le métier est en constante évolution : « Je crois que le premier métier est une porte d’entrée dans une entreprise. En développant ensuite ses compétences et en faisant preuve de curiosité et de débrouillardise, on peut réaliser un beau parcours professionnel. C’est un domaine passionnant ».

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