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16es Olympiades québécoises des métiers et des technologies

  • 2 au 5 mai 2018
  • Place Bonaventure
    800, rue De La Gauchetière Ouest
    Montréal QC H5A 1K6

Les critères d’admissibilité sont les suivants :

  • Le concours est ouvert à toute personne qui, au 1er juin 2017 ou après, aura été inscrite à temps complet dans un programme de formation reconnu par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Ce programme doit appartenir à l’ordre d’enseignement et au champ professionnel visé par la compétition.
  • Réservation des postes de travail : du 15 septembre au 15 octobre 2017.
  • Date limite d’inscription : 15 mars 2018.

 

OC 2015 - Remise des médailles

Sébastien Rémillard

C’est peu dire que Sébastien Rémillard a une longue aventure des Olympiades! Car avant de vivre l’expérience depuis le Québec, le jeune homme fils de militaire, s’est initié aux épreuves en cuisine dès l’adolescence, alors qu’il habitait à Yellowknife, capitale des Territoires du Nord-Ouest. À 14 ans, en 2011 et 2012, il a décroché successivement le bronze et l’or aux Olympiades canadiennes des métiers qui avaient lieu à Québec puis Edmonton.

Pourquoi ce jeune homme s’est-il dirigé vers la cuisine? « J’étais tenté par les bons biscuits qu’on allait cuisiner, raconte-t-il à la blague. Plus sérieusement, je viens d’une famille où l’on cuisine et l’on reçoit beaucoup. Je me voyais là-dedans depuis toujours. C’était mon rêve ». Une motivation qui a encouragé Sébastien à revenir seul à Québec à 16 ans pour entreprendre des études à l’École hôtelière de la Capitale : « Lors des Canadiennes, j’ai rencontré des enseignants de l’école hôtelière qui avaient déjà formé plusieurs champions canadiens ainsi qu’un médaillé d’or mondial (NDLR : Nicolas Drouin). Pour moi, c’était ma chance de me rendre jusqu’au Mondial ».

Sébastien enchaîne sa formation, puis une année d’entraînement à temps plein, avant de voir ses efforts récompensés. Il remporte les épreuves québécoises, puis canadiennes, avant de culminer avec la médaille d’argent à São Paulo, au Brésil, en plus de remporter le prix Meilleur de la Nation.

Pour le jeune chef, l’expérience n’a que du bon : « Des émotions incroyables, le fun de voyager et de faire ce que l’on aime! Et j’avais ma famille et mes entraîneurs avec moi au moment de monter sur le podium, une belle équipe de supporters pour vivre cela avec moi ». Évidemment, il y a un stress inévitable lorsqu’on prend la chose au sérieux : « Le stress me déchire littéralement de l’intérieur, confie-t-il. Tout le défi est de gérer et de maîtriser ses émotions. Cela dit, être en cuisine, relever des défis et représenter mon pays, quelle fierté! Quel plaisir!».

Grâce au réseautage lors du Mondial, Sébastien a eu l’opportunité de travailler quelque temps au Noma, ce restaurant deux étoiles Michelin de Copenhague jugé comme le meilleur du monde: « Cinquante personnes en cuisine pour quarante clients, méchante brigade!». Après cette expérience, des offres ont afflué de partout, mais Sébastien a préféré rentrer à la maison. Il évolue aujourd’hui au restaurant Initiale, à Québec, dont le chef Yvan Lebrun a été nommé cette année chef de l’année par l’entreprise Gault & Millau. Sébastien intervient également comme juge aux Olympiades québécoises . Avec tout ce bagage d’expérience et la passion qui l’anime, c’est un jeune chef à suivre.

Éric Tourangeau

Si vous avez étudié en électricité dans un CFP du Québec, il y a de bonnes chances que vous ayez utilisé un guide d’apprentissage écrit par Éric Tourangeau et édité par le CEMEQ (le Centre d’élaboration des moyens d’enseignement du Québec).

Cet électricien de métier, formé à la polyvalente Deux-Montagnes, fut le premier électricien à participer à un Mondial en électricité pour le Canada, en 1993, à Taipei (Taiwan), encouragé par son enseignant René Jetté.

« À l’époque, chaque participant apportait les outils de son choix. Je me revois avec mon petit coffre 2 x 1 alors que d’autres avaient d’immenses mallettes quatre ou cinq fois plus grosses et plus équipées, se rappelle-t-il. Le manque de connaissance et d’expérience du groupe de l’époque rendait la victoire hors de notre portée, mais cela nous a permis d’ouvrir la route pour les prochains en ramassant de l’information ». Monsieur Tourangeau garde tout de même un souvenir mémorable de l’organisation : « Il y avait un public monstre au Word Trade Center de Taipei. Il faut que dans la culture des Taiwanais, les travailleurs jouissent d’un grand respect du public. Imaginez : Une autoroute avait été bloquée pour notre passage!» À leur retour à Montréal, Éric Tourangeau raconte qu’une meute de journalistes de la presse écrite et de la télévision attendait les jeunes participants québécois.

Aujourd’hui, le quadragénaire est enseignant au CFP Le Chantier, à Laval. Il a d’abord travaillé pour une douzaine d’entrepreneurs en électricité, avant de devenir professeur en 1995. Il a aussi travaillé, entre autres, à former le personnel du service électrique de GM à Ste-Thérèse (aujourd’hui Boisbriand). Pour tenir à jour avec les pratiques de l’industrie, il travaille encore sur les chantiers occasionnellement, l’été, ce qui l’a amené jusqu’aux sables bitumineux en Alberta. Il a aussi été entraîneur et juge aux Olympiades canadiennes à Calgary, à Halifax, à Vancouver et à Québec entre 1995 et 2004.

Pour monsieur Tourangeau, participer au Mondial des métiers fut une expérience riche et stimulante à laquelle il encouragerait tout jeune à participer: « C’est un moment de stress intense, un défi, l’occasion de se dépasser. Comme entraîneur, j’ai aimé transmettre mon savoir et revivre l’expérience avec de super candidats. Évidemment, cela a bien changé depuis 1993! Aujourd’hui, la compétition est féroce. Il faut investir du temps dans son entraînement ».

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